
. O ° Dédicace de René Barjavel dans son livre l'Enchanteur (certainement mon livre préféré...) ° O .
. O ° R.B. ° O .
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. O ° Résumé de l'Enchanteur ° O . * * * Le Graal est perdu, et avec lui la béatitude et le bonheur des hommes. Pour le retrouver, les curs les plus purs du pays de Camelot se réunissent autour du roi Arthur dans la sérénité de la Table Ronde. Pour avancer, leur courage et leur foi ; pour les guider, l'Enchanteur, Merlin. Voulu et engendré par le Diable, il s'est définitivement mis ainsi que sa magie au service du Bien. Il accompagne les preux chevaliers dans leurs quêtes semées d'embûches, de difficultés et de tentations. Celui qui cherche la coupe sacrée et son cortège mystérieux doit faire montre de sa grande chevalerie, et savoir poser LA Question, celle qui rendra au royaume sa fécondité et au Roi Pêcheur le Salut éternel. Mais il lui faut aussi se montrer plus fort que l'amour physique, voluptueux, qui l'habite et l'entraîne sur les chemins du doute et de l'échec. Cette dernière épreuve n'est pas la plus facile, quand c'est l'ardeur de la jeunesse qui bout dans le sang des héros. Même Merlin qui ne connaît la peur, doit combattre l'amour, le dernier piège que son père noir lui a tendu. * * * |
. O ° Entrez dans le monde merveilleux de l'Enchanteur... ° O .
. O ° Il y a plus de mille ans vivait en Bretagne un Enchanteur qui se nommait Merlin.
* Il était jeune et beau, il avait l'il vif malicieux, un sourire un peu moqueur, des mains fines, la grâce d'un danseur, la nonchalance d'un chat, la vivacité d'une hirondelle. Le temps passait sur lui sans le toucher. Il avait la jeunesse éternelle des forêts. *
* * Il possédait les pouvoirs, et ne les utilisait que pour le bien, ou ce qu'il croyait être le bien, mais parfois il commettait une erreur, car s'il n'était pas un humain ordinaire, il était humain cependant. * *
* * * Pour les hommes il était l'ami, celui qui réconforte, qui partage la joie et la peine et donne son aide sans mesurer. Et qui ne trompe jamais. * * *
* * Pour les femmes, il était le rêve. Celles qui aiment les cheveux blonds le rencontraient coiffé d'or et de soleil, et celles qui préfèrent les bruns le voyaient avec des cheveux de nuit ou de crépuscule. Elles n'étaient pas amoureuses de lui, ce n'était pas possible, il était trop beau, inaccessible, il était comme un ange. Seule Viviane l'aima, pour son bonheur, pour son malheur peut-être, pour leur malheur ou leur bonheur à tous les deux, nous ne pouvons pas savoir, nous ne sommes pas des enchanteurs. * *
* Pour tous, il était l'irremplaçable, celui qu'on voudrait ne jamais voir s'en aller, mais qui doit partir, un jour. *
* * Quand il quitta le monde des hommes, il laissa un regret qui n'a jamais guéri. Nous ne savons plus qui est celui qui nous manque et que nous attendons sans cesse, mais nous savons bien qu'il y a une place vide dans notre cur. ° O .

. O ° Quelques jolies citations ° O .
"Nous ne savons plus qui est celui qui nous manque et que nous attendons sans cesse, mais nous savons bien qu'il y a une place vide dans notre coeur."
"...et ne désirait rien de plus, pour l'instant, que l'immense bonheur de se blottir contre celui qu'elle aimait. Ou même simplement d'être près de lui, de l'écouter, de lui parler, de le regarder sans fin."
"Elle se tourna vers lui, le prit dans ses bras et se serra contre lui de toutes ses forces. Elle aurait voulu se confondre avec lui et que rien ne puisse plus les séparer, jamais, jamais,..."
"Tu es Dieu,...Dieu est en toi, Dieu t'habite parce que tu es belle... Tu es tous ses miracles..."
"Depuis que je t'ai vue, je sais que je ne suis que la moitié de moi-même. Tu es mon autre moi qui me demande et dont j'ai besoin."
"Elle mesura en un instant quel prodigieux chemin elle avait parcouru depuis, grâce à son amour, grâce à leur amour, avec son aide, en sa compagnie, même lointaine..."
"La voir de nouveau ne fût-ce qu'un instant, s'emplir les yeux d'elle, ne rien dire, la regarder, l'écouter, peut-être toucher le bout de ses doigts, puis s'enfuir de nouveau pour échapper à la folie de sa présence, et se battre encore pour ne pas devenir fou de son absence."
"Se quitter ! Il fallait se quitter ! Se séparer ! Se déchirer !... Et rejoindre le monde des autres, ce monde devenu totalment étranger, avec ses bruits, ses gestes, tout ce qu'il faudrait dire et faire sans en avoir envie, parmi ces fantoches qui croyaient vivre et ne faisaient que s'agiter..."
"...chaque être n'étant qu'une moitié qui cherchait sa moitié, trouvait une autre moitié qui n'était pas la sienne, essayait de s'unir, ne faisait que s'accoupler, se séparait, recommençait, tandis que naissaient partout, sans arrêt, d'autres moitiés qui, dès qu'elles pouvaient bouger, commençaient à chercher leur moitié..."
"On ne saura plus rien, à l'époque où l'on croira tout savoir."














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