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.oO° Requiem For A Dream°Oo.

 

 

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Juste pour vous remercier très sincèrement de vos passages, de vos visites et de vos commentaires très nombreux.

Si certaines personnes veulent faire plus ample connaissance, pour discuter de choses et d'autres en rapport avec mon blog (attention, ni pour me draguer ni pour m'insulter), vous pouvez me contacter ici, ça me ferait très plaisir...

Bisous à tout le monde et à bientôt j'espère...

 

Melisende

 

 

 

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€LiTTéRaTuRe€

Mardi 22 mars 2005

 

 

. O ° Dédicace de René Barjavel dans son livre l'Enchanteur (certainement mon livre préféré...) ° O .

* aux bardes, conteurs, troubadours, trouvères, poètes, écrivains, qui depuis deux mille ans ont chanté, raconté, écrit l'histoire des grands guerriers brutaux et naïfs et de leurs Dames qui étaient les plus belles du monde, et célébré les exploits, les amours et les sortilèges, *

* * aux écrivains, chanteurs, poètes, chercheurs d'aujourd'hui qui ont ressuscité les héros de l'Aventure, * *

* * * à tous, morts et vivants, avec admiration et gratitude je dédie ce livre qui leur doit son existence, * * *

* * et je les prie de m'accueillir parmi eux. * *

 

. O ° R.B. ° O .

 

 

 

 

 

 

 

. O ° Résumé de l'Enchanteur ° O .

* * * Le Graal est perdu, et avec lui la béatitude et le bonheur des hommes. Pour le retrouver, les cœurs les plus purs du pays de Camelot se réunissent autour du roi Arthur dans la sérénité de la Table Ronde. Pour avancer, leur courage et leur foi ; pour les guider, l'Enchanteur, Merlin. Voulu et engendré par le Diable, il s'est définitivement mis ainsi que sa magie au service du Bien. Il accompagne les preux chevaliers dans leurs quêtes semées d'embûches, de difficultés et de tentations. Celui qui cherche la coupe sacrée et son cortège mystérieux doit faire montre de sa grande chevalerie, et savoir poser LA Question, celle qui rendra au royaume sa fécondité et au Roi Pêcheur le Salut éternel. Mais il lui faut aussi se montrer plus fort que l'amour physique, voluptueux, qui l'habite et l'entraîne sur les chemins du doute et de l'échec. Cette dernière épreuve n'est pas la plus facile, quand c'est l'ardeur de la jeunesse qui bout dans le sang des héros. Même Merlin qui ne connaît la peur, doit combattre l'amour, le dernier piège que son père noir lui a tendu. * * *

 

. O ° Entrez dans le monde merveilleux de l'Enchanteur... ° O .

. O ° Il y a plus de mille ans vivait en Bretagne un Enchanteur qui se nommait Merlin.
* Il était jeune et beau, il avait l'œil vif malicieux, un sourire un peu moqueur, des mains fines, la grâce d'un danseur, la nonchalance d'un chat, la vivacité d'une hirondelle. Le temps passait sur lui sans le toucher. Il avait la jeunesse éternelle des forêts. *
* * Il possédait les pouvoirs, et ne les utilisait que pour le bien, ou ce qu'il croyait être le bien, mais parfois il commettait une erreur, car s'il n'était pas un humain ordinaire, il était humain cependant. * *
* * * Pour les hommes il était l'ami, celui qui réconforte, qui partage la joie et la peine et donne son aide sans mesurer. Et qui ne trompe jamais. * * *
* * Pour les femmes, il était le rêve. Celles qui aiment les cheveux blonds le rencontraient coiffé d'or et de soleil, et celles qui préfèrent les bruns le voyaient avec des cheveux de nuit ou de crépuscule. Elles n'étaient pas amoureuses de lui, ce n'était pas possible, il était trop beau, inaccessible, il était comme un ange. Seule Viviane l'aima, pour son bonheur, pour son malheur peut-être, pour leur malheur ou leur bonheur à tous les deux, nous ne pouvons pas savoir, nous ne sommes pas des enchanteurs. * *
* Pour tous, il était l'irremplaçable, celui qu'on voudrait ne jamais voir s'en aller, mais qui doit partir, un jour. *
* * Quand il quitta le monde des hommes, il laissa un regret qui n'a jamais guéri. Nous ne savons plus qui est celui qui nous manque et que nous attendons sans cesse, mais nous savons bien qu'il y a une place vide dans notre cœur.
° O .

 

 

 

 

. O ° Quelques jolies citations ° O .

"Nous ne savons plus qui est celui qui nous manque et que nous attendons sans cesse, mais nous savons bien qu'il y a une place vide dans notre coeur."
"...et ne désirait rien de plus, pour l'instant, que l'immense bonheur de se blottir contre celui qu'elle aimait. Ou même simplement d'être près de lui, de l'écouter, de lui parler, de le regarder sans fin."
"Elle se tourna vers lui, le prit dans ses bras et se serra contre lui de toutes ses forces. Elle aurait voulu se confondre avec lui et que rien ne puisse plus les séparer, jamais, jamais,..."
"Tu es Dieu,...Dieu est en toi, Dieu t'habite parce que tu es belle... Tu es tous ses miracles..."
"Depuis que je t'ai vue, je sais que je ne suis que la moitié de moi-même. Tu es mon autre moi qui me demande et dont j'ai besoin."
"Elle mesura en un instant quel prodigieux chemin elle avait parcouru depuis, grâce à son amour, grâce à leur amour, avec son aide, en sa compagnie, même lointaine..."
"La voir de nouveau ne fût-ce qu'un instant, s'emplir les yeux d'elle, ne rien dire, la regarder, l'écouter, peut-être toucher le bout de ses doigts, puis s'enfuir de nouveau pour échapper à la folie de sa présence, et se battre encore pour ne pas devenir fou de son absence."
"Se quitter ! Il fallait se quitter ! Se séparer ! Se déchirer !... Et rejoindre le monde des autres, ce monde devenu totalment étranger, avec ses bruits, ses gestes, tout ce qu'il faudrait dire et faire sans en avoir envie, parmi ces fantoches qui croyaient vivre et ne faisaient que s'agiter..."
"...chaque être n'étant qu'une moitié qui cherchait sa moitié, trouvait une autre moitié qui n'était pas la sienne, essayait de s'unir, ne faisait que s'accoupler, se séparait, recommençait, tandis que naissaient partout, sans arrêt, d'autres moitiés qui, dès qu'elles pouvaient bouger, commençaient à chercher leur moitié..."
"On ne saura plus rien, à l'époque où l'on croira tout savoir."

Par Ednaensil
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Jeudi 24 mars 2005

 

. O ° Ouf... j'y suis enfin arrivée... C'était long, très long à recopier... ° O .

Bon, voilà, cette article est dirigé vers ceux qui aiment lire et qui en ont l'envie, c'est une petite nouvelle, quand même assez longue donc je conseille à ceux qui ont le temps de la lire... Mais elle se lit très vite quand même, ne fuyez pas tous devant la longueur !

C'est une nouvelle écrit de façon légère et l'auteur se met dans la peau d'un ado, mais le fond est prenant et le sujet fait vraiment réfléchir... à vous de voir !

Voilà un extrait des . O ° Mauvaises Nouvelles ° O . de *Nicola Sirkis*...

 

 

. O ° Suicidal Tendencies ° O .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

~ Bonjour ! Je m’appelle Julien. Hier, j’ai eu dix-sept ans et aujourd’hui j’ai piqué le pistolet à grenaille de mon père. Je crois que j’ai une mauvaise nouvelle pour vous, pour moi aussi d’ailleurs.

Si là je m’adresse à vous, c’est parce que ce que je vais faire… ça va faire du bruit, je vous préviens.

Voilà. Tout à l’heure, en rentrant du lycée, je me tuerai… On appelle ça un suicide. Je vais mettre le revolver dans ma bouche et je vais tirer : " blam ! " , j’appuierai sur la gâchette juste une fois et cela suffira… enfin, j’espère.

Avant, j’écrirai à ma mère et à mon père et puis aussi à Charlotte, ma fiancée du moment : pour m’excuser. C’est qu’ils n’y sont pour rien les pauvres ! Mais bon, c’est comme ça, voilà !

Je leur dirai pourquoi je me suis tiré dessus, pourquoi j’ai décidé de quitter la terre. Déjà, l’année dernière, je voulais avaler toute la boîte de Lexomyl de ma mère ; mais à cette époque j’ai été un peu lâche, je ne suis pas allé jusqu’au bout. Et puis moi, je veux une mort violente, avec du sang partout, de la défiguration ; avec les cachets chimiques, c’était un peu faible comme spectacle. ~

~ Quitte à mourir, autant vraiment marquer le coup, non ? Faut que ça se voie. Ma mort, je la veux sanglante, avec du rouge sur les murs, sur les moquettes de ma chambre, sur mes vêtements. Faut que ça soit sale ! Je ne veux pas que ce soit beau, et surtout quand on me retrouvera, je veux que ma mort laisse un mauvais souvenir, un très mauvais souvenir à tous ceux qui me connaissent. Comme ça, quand ils se rappelleront de moi, il y aura toujours deux images en eux : celle d’un jeune mec de dix-sept ans, mignon et intelligent (il paraît), et celle de son corps par terre, la tête éclatée en dix mille morceaux dans sa chambre.

Mon suicide à moi, c’est le monde d’aujourd’hui tel qu’il est avec le bien et le mal, le sale et le beau, le beau et le moche, sauf que le bien, il n’est pas assez fin pour réussir à niquer le mal… tout le problème est là.

Peut-être même que, par mon acte, j’arriverai à faire changer cet état de fait, comme les bouddhistes au Viêt-nam qui se brûlaient vifs sur les places publiques.

M’enfin, j’y crois pas trop, faut pas voler plus haut que son cul quand même !

Attention ! c’est dur, vachement dur à dix-sept ans de décider de se tuer, d’arrêter sa vie, comme ça, hop, par un coup de feu. C’est pas aussi facile que ça, et c’est triste et pathétique à la fois… pour moi et pour tous ceux qui resteront et qui m’aimaient, à l’imparfait et au futur. C’est triste à hurler, à se taper les poings sur un mur de béton. Se faire sauter la gueule comme ça, par un bel après-midi de printemps, je ne le souhaite à personne. Il n’y en a pas beaucoup qui le feraient, on est tous pas très courageux, n’est-ce pas ? Ben moi, je le suis, voilà, et je l’affirme en plus, il faut me comprendre. De l’indulgence quand même. Je saurai rester digne, jusqu’au bout, comme un condamné à mort innocent, je saurai me sacrifier dans l’honneur. ~

 ~ Et les raisons me direz-vous, il faut bien des raisons pour se suicider, non ? eh bien, y a pas de problèmes, les voilà les raisons.

Tiens, par exemple, déjà qu’on est dix fois trop nombreux sur la Terre, qu’on n’arrive pas à nourrir tout le monde, dès qu’il y a une naissance dans une famille, dès qu’un bébé joue dans un square, vous êtes tous là à dire et à répéter : oh ! qu’il est mignon… qu’il est merveilleux et gnagnagna…

Mais dans dix ans il sera peut-être mort de faim ou de maladie ou de catastrophe naturelle ou encore d’accident. C’est vrai quoi ! Qu’est-ce qui vous intéresse au fond ? l’instant présent ? Et l’avenir alors ? Qu’est-ce que vous avez dans la tête : vos prochaines vacances, les programmes télé de la semaine prochaine, la crise économique… évidemment, et puis bien sûr, de me gonfler sur le travail au lycée et le chômage, et le monde ne t’attendra pas et gnagnagna… Putain quel futur !

Mais est-ce que vous savez seulement que de toute façon on est tous programmés pour mourir. C’est qu’une histoire de chromosomes. Grâce à vos dons pour le téléthon, merci Sérillon ! maintenant on sait tout ça. Il y a des gens qui ont les bons chromosomes et qui vivront, si tout va bien, très vieux. Il y en a d’autres qui ont les pourris et qui crèveront à quarante ans, voire à cinquante ou soixante ans au mieux, si c’est pas carrément plus jeune encore. C’est pas vachement injuste ça ? On appelle ça l’horloge génétique. Eh bien moi, je ne suis pas d’accord, je suis archi-contre, même notre mort elle est truquée.

Remarque, c’est comme notre naissance, on a du bol d’être né en France, par contre pour ceux qui sont nés au Rwanda… ! ou même en Algérie !… euh…~

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

~ De toute façon, terminer ma vie comme une vieille chaussette qui pue, en bouffant de la bouillie et en me faisant pipi dessus, langer et talquer les fesses par une infirmière, ça ne m’intéresse pas. C’est trop la honte ! Et puis savoir qu’on ne sait plus comment on s’appelle, que l’on ne reconnaît même plus ses enfants – un peu comme si on avait pris du LSD, à soixante-dix ans -, c’est pas terrible, pas très décent comme fin de vie.

Bon ! Malheureusement il n’y a pas que ça. Vous en voulez encore sur la mort ? ça ne vous suffit pas ? J’ai tout lu là-dessus, de toute façon.

Par exemple la putréfaction : putain ! mais moi je veux qu’on me brûle. Au moins mon corps, une fois mort, ne gonflera pas par ses propres gaz, n’explosera pas dans le cercueil et surtout ne se fera pas bouffer par ses propres vers… ouais ! ses propres vers…

Avec la mort j’ai toujours eu un rapport délicat, comme les Japonais. En plus, quand j’étais petit et que j’allais à la mer, j’avais une trouille bleue des raz de marée. On allait souvent à Ostende, la mer du Nord, plate comme une planche à dessin.  Et bien dans mon lit, la nuit, en entendant le bruit des vagues, j’étais tétanisé. J’imaginais une vague monstrueuse qui brisait les fenêtres de ma chambre, s’engouffrait dans la maison et emportait tout, noyait tout, même mon lit avec moi dedans.

C’était la même chose à la montagne avec les avalanches, ou alors quand il neigeait ; je me disais que ça ne s’arrêterait jamais et qu’on allait tous mourir étouffés par les flocons, ensevelis vivants… Et je ne vous parle même pas de la campagne, des ruptures de barrages, des tremblements de terre et des chutes de météorites.

Et bien nous y voilà, contre les éléments, on ne peut strictement rien, nous sommes des petits pions, balayés d’un coup sec, d’une main, quand le jeu est terminé, que l’on a perdu et que l’on est très énervé. Tout ça c’est tout normal, cela s’appelle même des catastrophes naturelles et cela arrive tous les jours.

Et je ne vous parle même pas de l’univers et des comètes qui se rentrent dedans à coups de milliards de fois la puissance de la bombe H, et qui nous envoient parfois leurs jouets, en poussières grosses comme un Airbus… Ni même du soleil qui un jour, c’est sûr, s’éteindra comme une bougie, qui en avait marre de cramer tout seul et de chauffer tous ces cons à l’œil.

Dans l’espace, la Terre, c’est un microbe de zut perdu au milieu de rien, il n’y a pas de début, il n’y a pas de fin… il n’y a rien, qu’un trou noir et des microbes… C’est pas un peu bizarre, ça ? ~

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

~ Bon, et après tout ça il y a le pire… moi, nous, les humains, la " folie des hommes "… Moi, si j’arrivais aujourd’hui sur la Terre comme Martien, en touriste, et que l’on me dise que chaque pays a de quoi faire sauter la planète dix mille fois en appuyant sur un bouton, qu’un président chef d’Etat de l’Est qui a ce pouvoir dingue est bourré en permanence, à la vodka en plus… je retourne sur Mars aussitôt, et je prends même pas de photos.

L’année dernière, le jour de la rentrée, le pire, j’avais pensé me barrer à l’autre bout de la Terre, sur une île déserte, les Fidji par exemple… eh bien, on m’a dit que d’ici à dix ans, avec le réchauffement de la planète, la couche d’ozone et toute la merde, eh ben la plupart de ces petits paradis seraient recouverts par les eaux des glaciers qui fondent à vue d’œil. Les raz de marée étaient revenus ! CQFD, c’est mathématique et logique. Comme une spirale où petit à petit toutes les peurs de mon enfance vont peut-être arriver à se concrétiser.

L’angoisse…

Mais tout ça encore, ce n’est qu’anecdotique comparé à tous les autres problèmes. En fait, je vais vous dire, pour moi et pour nous les jeunes, le monde il est trop brusque. Il n’est pas sans pitié, il est trop brusque. La pitié c’est pour les animaux, les chiens ou les singes de laboratoire à qui on a refilé le virus de l’hépatite ou du HIV.

Le monde il est brusque et injuste. La pitié c’est pas pour les humains ou alors j’ai rien compris à la dignité. L’injustice, c’est tous ceux qui ont chopé cette super-saloperie de sida. A cause d’un chimpanzé et du débile qui se l’est fait. Tous ces mecs et toutes ces filles qui crèvent par centaines derrière les murs des hôpitaux. Personne ne leur avait dit avant que c’était mortel de baiser, ou de se faire opérer de l’appendicite ; avant, tout ça, c’était la vie…~

~ Et même ceux qui se shootent, c’est pour être bien, délirer un peu, pas pour mourir à l’hôpital avec des tuyaux partout, et crever comme des chiens. C’est vrai quoi ! Baiser ou faire l’amour, comme vous voudrez, entre filles, entre garçons, ensemble, c’était notre seul et unique espace de liberté qui nous restait à nous… les jeunes. On n’avait pas besoin de demander la permission à nos parents, ni à personne d’autre, et en plus c’était gratuit.

Soit on vivait le grand amour et là, " boum ", on faisait ça pour la première fois en cachette dans une salle de bains, comme avec Lili, ma première fiancée, et c’était vachement bien. Soit on baisait par plaisir, avec qui on voulait, juste pour délirer et s’amuser. La liberté totale quoi, la seule, et pas de contrôle de flics ou autres conneries…

Et là, " blam ! " la descente.

Maintenant, faut acheter des préservatifs, si on ose, faut demander ingénieusement à sa partenaire avant, faut essayer de se le mettre avant, sans éjaculer avant. Enfin, c’est foutu quoi !

Quand je baisais avec Charlotte, ma fiancée du moment, on se préservait de rien, de haut en bas et de bas en haut. Après ce qu’on a vu à la télé, tous ces malades maigres comme des baguettes chinoises… on baise plus.

On a bien essayé juste une fois avec une capote, ça s’est terminé " trop vite ".

Alors on est allé tous les deux se faire un test anonyme et gratuit avec en bonus l’infirmière qui te dit en guise d’au revoir : " Voilà, en espérant que tout aille bien. " Merci m’dame j’espère aussi, pauvre conne.

On a attendu cinq jours à préparer notre testament, heureusement le test était négatif. Seulement, après, on nous a expliqué qu’il fallait revenir dans six mois en faire un autre parce que le virus, il se cache très longtemps dans le sang… et gnagnagna…

Alors on ne baise plus.

On se touche tout habillés, en s’embrassant très fort comme si on faisait l’amour pour de vrai. C’est bon quand même mais là, on nous a dit qu’on risquait aussi d’attraper une hépatite B, par la salive…

Alors on s’embrasse plus, faut qu’on aille se faire vacciner. Le grand amour quoi ! ~

 ~ Bref, avant le sida, sortir ensemble, baiser, c’était notre truc à nous, nos secrets et nos mystères perso... comme nos groupes de rock qui ne plaisaient pas à nos parents.

Et maintenant, c’est foutu. En plus, avant ce virus, on avait, Charlotte et moi, vachement confiance entre nous et là, en ce moment je la regarde de travers. Et si jamais elle allait baiser ailleurs, avec un autre mec, et qu’il a le sida ou l’hépatite B ou C et qu’elle ne se protège pas et qu’elle me le dise pas… c’est, ce serait dégueulasse, monstrueux.

Bon ça pourrait m’arriver aussi hein ! faut être juste.

Parce qu’il y a des filles parfois qui m’attirent et la capote, ça me bloque… On peut même plus se tromper en douce… on peut même plus mentir non plus, ça serait un crime.

Et puis si j’embrassais une fille, juste un soir, ça ne serait pas tromper Charlotte mais si cette fille avait l’hépatite B, je la refilerais à Charlotte qui n’a rien demandé à personne, et moi non plus d’ailleurs.

Je vous le répète c’est vraiment foutu.

Tout ça, c’est trop brusque pour moi.

Le monde, il est vraiment cruel. ~

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

~ En fait, on nous demande à notre âge de réagir comme des adultes, de faire attention comme des adultes et de réfléchir comme des adultes. A dix-sept ans ; alors qu’on est pas finis.

Mais j’en ai rien à foutre moi, de penser et de faire comme les adultes. Quand je vois mes parents qui sont séparés depuis plus de dix ans et qui se déchirent toujours à coups d’avocats, la collection de timbres, ça me fait vomir, c’est comme dans une cour de récréation.

Quand je vois les députés ou encore des ministres ou chefs d’Etat se disputer comme des chiens leurs sièges, être dépressifs dès qu’il y a un mauvais sondage, c’est comme à l’école, ce n’est pas plus différent chez nous que chez eux.

Ou encore, quand je vois les conneries à la télé et toutes ces " pseudo-stars " qui pâlissent à vue d’écran quand leur audimat se casse la gueule, qui se renvoient la balle et se font virer pour un point en moins… c’est pitoyable.

C’est comme le binoclard de service dans ma classe qui se trouve mal quand il n’a pas décroché un 18 sur 20 en philo. C’est nul !

Alors c’est ça, on nous demande d’être des adultes avant l’heure pour penser et rejoindre un monde de gamins et de tarés encore moins évolués que les sixièmes !

Faut quand même pas déconner, non ! ~

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

~ Bon, c’est vrai, vous me répondrez qu’il n’y a pas que ça sur la planète, qu’elle regorge de gens intéressants et géniaux, qu’il y a d’autres pays, d’autres paysages magnifiques sur la terre ou sur l’eau et même dans l’eau. Moi, je suis désolé, j’ai déjà tout vu à la télé avec le commandant Cousteau et Nicolas Hulot. Ils nous ont déjà tout montré, la planète de fond en comble, de long en large et en couleurs, en plus.

Bien sûr, il reste quand même des livres géniaux à découvrir, des poètes, des peintres extraordinaires, Mallarmé, Eluard, Rimbaud… Mais ils sont tous morts et pour la plupart vachement jeunes. Il n’y a pas de mystère… Non, vraiment, il n’y a plus rien qui m’intéresse ; tout stagne, tout est pareil : la paix dans le monde, la littérature, la musique, la politique, il n’y a même plus d’idéaux, que des McDo. La terre entière stagne.

A Bombay ou à Paris, on trouve des taxis et des Pizza-Huts, comme à Moscou ou à Stockholm, des McDo ou des taxis. Tout se ressemble, tout est pareil.

A quoi ça sert alors d’aller se gonfler à visiter. Non ! Aujourd’hui c’st archi-nul, ça ne m’intéresse plus de vivre et de regarder tout ça. C’est con ! hein ? c’est triste surtout pour un garçon comme moi. ~

~ Des fois pourtant j’ai envie de plein de choses à la fois… d’aller danser sur les toits de Paris la nuit, de piloter un Airbus ou bien des fusées, mais ça ne m’arrivera jamais, jamais, je ne me fais plus de fausse joie, je ne rêve plus... Le rêve est fini, comme disait je ne sais plus qui. Et puis de toute façon, avant que ça devienne intéressant, par exemple l’exploration spatiale des autres galaxies, je serai déjà trop vieux et rongé par les vers.

Et puis le pire de tout, c’est que j’ai cette putain d’impression de n’être jamais seul à découvrir un truc ou de n’être jamais le seul à m’intéresser à quelque chose. On est toujours nombreux sur le coup à tout apprendre n même temps. C’est la masse qui m’énerve, la trop grande masse de gens qui bouffent et dorment en même temps, qui baisent ou ne baisent plus à la même heure. ~

 ~ Un jour, je me suis posté sur un pont au-dessus du périph et j’ai compté les voitures avec les gens dedans et j’ai compris. Tous ces cons qui boivent, bouffent et chient dans la même ville, c’est pas possible il y aura bientôt plus rien à boire, plus d’eau sur Terre, que de la merde… Voilà pourquoi je retourne dans l’anonymat.

Alors bien sûr, là, vous pouvez me demander : Mais pourquoi ? A cause de quoi tu penses à ça ? T’es barjo ! Tu as un problème, on peut t’aider tu sais…, etc.

Putain ! mais c’est évident, merde ! Vous avez vu où l’on vit, comment on vit tous sur cette Terre, c’est un véritable bordel, une vraie poubelle, une cochonnerie, et qui pue, au sens propre et au sens figuré aussi… non ? Je ne me suicide pas à cause d’une chose mais à cause de plein de choses, bande de cons, va ! Bon, excusez-moi, je m’emporte. Ma mort, elle, n’appartiendra qu’à moi tout seul et je serai encore tout seul dans ma boîte en bois, partant pour les flammes du Paradis. Parce que j’espère bien que s’il existe, j’irai au Paradis… En dix-sept ans d’existence, j’ai justement pas fait grand mal à l’existence.

Et dire que j’aurais pu avoir une vie terrible !

Alors… au revoir monsieur et madame, je vous tire au pistolet ma révérence, je m’en vais et violemment. Comme ça, cela vous fera les pieds !

Putain, en vous parlant comme ça, caché dans les chiottes du lycée, je m’aperçois que je viens de vider toute la bouteille de gin que j’avais achetée ce matin. Je comprends que ç’a déliré un petit peu. Mais attention, je ne suis pas totalement rond hein ? ! je sais me tenir.

Remarque, comme ça, ce sera plus facile d’appuyer sur la gâchette. Remarque aussi, depuis que je vous parle, j’ai l’impression d’avoir moins la haine ; on dirait que ça va mieux. ~

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

~ ~ ~ ~ ~

~ A ce moment-là, il sortit le revolver de son sac et le pointa vers lui dans sa direction, la direction de sa bouche.

A ce moment-là, il y eut des grands coups de poings de l’autre côté de la porte.

  • Julien ! Julien… c’est toi qui est là ?
  • Ouais ! quoi… qui c’est… ?

Toujours le pistolet pointé vers lui.

  • C’est moi, c’est Thomas, ça fait une heure qu’on te cherche, qu’est-ce que tu fous ?
  • Je réfléchis.
  • Réfléchis pas trop. Ecoute plutôt ça, c’est génial, mon père nous emmène tous les deux samedi faire notre baptême en parachute. Il s’est arrangé pour tout, les assurances, etc. Putain Julien, ça va être mortel...  
  • Oh ! C’est vrai ? Putain c’est cool ! depuis le temps qu’on attendait ça… Bon, attends-moi dans la cour, j’arrive…

Un peu abruti par le gin, il rangea le pistolet maladroitement dans son sac, et vomit beaucoup. Eh bien, la voilà ma nouvelle mort, dit-il joyeusement, je vais lier à la fois le plaisir et l’horreur, le bien et le mal. Dès que j’aurai sauté de l’avion samedi, je n’ouvrirai pas mon parachute… Ah !Ah ! et là, je vole et puis " splash " ! écrasé sur la terre… putain, ça va être mortel…

Et il s’endormit comme ça, d’un coup sec. ~

Par Ednaensil
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Dimanche 27 mars 2005

 

* Une trilogie que j'ai vraiment adorée, que j'aimerais relire, mais on m'a piqué le premier tome... (va falloir que je réinvestisse !!!) *

 

 

 

 

 

 . O ° Le Crépuscule Des Elfes ° O .

 

Il y a longtemps, dans des temps reculés, les hommes vivaient au milieu d'êtres fantastiques. Outre les gobelins et les nains, les elfes faisaient partie de ces races étranges qui ont subitement disparues, ne laissant des traces que dans notre imaginaire collectif. A cette époque, les elfes peuplaient forêts et marais, puisant dans la nature leurs forces magiques. Quoique envieux de leur grâce, de leurs chants et de leur pouvoir, les hommes ne pouvaient s'empêcher une certaine défiance à leur égard.

 

. O ° Jean-Louis Fetjaine ° O .

 

 

 

 . O ° La Nuit Des Elfes ° O .

 

Lorsque les hommes ont exterminé les derniers royaumes nains le monde a sombré dans le chaos. Seuls les elfes pourraient s'opposer à eux, mais retranchés dans leurs immenses forêts, ils sont inconscients du danger qui les menace à leur tour.

Pour empêcher le duc Gorlois d'étendre la domination des hommes sur la terre, au nom de Dieu, le druide Merlin s'attache aux pas du chevalier Uter, l'amant de Lliane, la reine des Elfes.

Investi du pouvoir de Lliane, Uter devient le Pendragon, chef de guerre de tous les peuples libres, et tient désormais entre ses mains le pouvoir de restaurer l'ordre ancien. Mais il lui reste à choisir entre l'amour de deux reines : Lliane, l'inaccessible, réfugiée dans son île d'Avalon ; ou Ygraine, si réelle, si humaine...

 

. O ° Jean-Louis Fetjaine ° O .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 . O ° L'heure Des Elfes ° O .

 

Le monde, partagé entre les nains, les monstres, les elfes et les hommes, a perdu son équilibre depuis que ces derniers se sont approprié la légendaire épée Excalibur. Déchiré entre son épouse, la chrétienne Ygraine, et Lliane, la reine des elfes, le roi Uter a pris la décision de rendre l'épée sacrée et de restaurer ainsi l'ordre ancien.

C'est alors qu les monstres envahissent le royaume de Logres et anéantissent leurs adversaires désunis. Affaiblis et terrifiés, les hommes se tournent de nouveau vers les elfes, espérant que le peuple des arbres viendra à leur secours.

Exilée sur l'île d'Avalon avec sa fille Morgane et accompagnée du mystérieux Merlin, la reine Lliane acceptera-t-elle, une fois encore, de tout risquer pour l'amour d'Uter ?

 

. O ° Jean-Louis Fetjaine ° O .

Par Ednaensil
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Samedi 9 avril 2005

.oO° Dracula de Bram Stoker °Oo.

 

Un vrai frisson littéraire
Il arrive parfois qu'un auteur écrive un livre qui l'auréole d'un tel éclat que le reste de son oeuvre à côté peut sembler pâle.
C'est certainement le cas de Bram Stoker avec Dracula. L'auteur de ce roman fantastique du siècle dernier sait mêler les ingrédients nécessaires au frisson. Se basant sur des récits mythologiques, il crée d'abord le monstrueux vampire qu'on ne présente désormais plus.
La première partie du livre, qui se déroule dans le château du comte, est magistralement teintée d'une atmosphère étrange et sinistre. Une pure merveille!
Lorsque l'auteur fait sortir le monstre
qui s'attaque à la "bonne" société de l'époque où tout est beau et propre, il confère au récit un cachet particulier qui quelque part le rend plus horrible encore.

 

Jonathan Harker,clerc de notaire londonien,est affecté près du comte Dracula pour ses investissements dans la belle ville de Londres. Malheureusement,il y est retenu prisonnier , en proie aux diaboliques succubes du comte. Mina l’attend ;ils doivent se marier. D’étranges évènements surviennent alors et Lucy est étrange. Intervient alors le professeur Van Helsing. Après une course poursuite acharnée et Jonathan revenu ; ils retrouvent le comte…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  >>> Chapitre III

"Dans la lumière de la lune se tenaient trois jeunes femmes, de toute évidence de grandes dames, à en juger par leur parure et leurs manières. Lorsque je les vis pour la première fois, j'étais sûr de rêver car, en dépit de la lueur de la lune, derrière elles, elles ne projetaient pas d'ombre sur le sol. Elles s'approchèrent de moi et m'observèrent quelques instants. Puis elles se parlèrent à voix basse. Les deux premières avaient des cheveux sombres et des nez aquilins, comme celui du comte, de grands yeux étincelants qui, contraste avec la pâle clarté lunaire, paraissaient presque rouges. La troisième était belle, aussi belle qu'on peut le rêver, avec ses lourdes boucles dorées et ses yeux de saphirs pâles. Ce visage, je crus le reconnaître pour l'avoir déjà vu dans un de mes rêves, mais je ne pus m'en souvenir davantage. Toutes trois montraient des dents extrêmement blanches qui brillaient comme des perles sur le rubis de leurs lèvres voluptueuses. Pourtant, quelque chose, en elles, me mettait mal à l'aise - je les admirais et, en même temps, elles m'épouvantaient. Au fond de moi-même, brûlait le désir qu'elles m'embrassent, de ces lèvres si rouges."

 

>>> Chapitre XII

"Nous la croyions mourante quand elle dormait.

Elle est morte - et nous la croyons endormie."

 

>>> Chapitre XVI

"- Est-ce vraiment le corps de Lucy ou un démon a-t-il pris sa forme ?

- C'est bien son corps, sans l'être, en même temps ! Mais ayez un peu de patience et vous la verrez telle qu'elle était - et telle qu'elle est toujours restée.

Elle semblait en effet un cauchemar de Lucy, non Lucy au tombeau. Les dents aiguës, la bouche voluptueuse, d'un rouge de sang, terrible à regarder, l'apparence si sensuelle et pourtant inanimée paraissait une parodie diabolique de la pureté et de la douceur que manifestait Lucy dans la vie."

Par Ednaensil
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Vendredi 15 avril 2005

* * * Je l'attendais depuis un moment celui-là, et enfin, je l'ai trouvé dans ma boîte aux lettres voilà quelques jours... Je mettais fait promettre de ne pas commencer de le lire avant d'avoir fini l'autre "Dracula" de Bram Stoker (cf résumé ici : http://ednaensil.over-blog.com/article-255473.html) mais je n'ai pas résisté à la tentation... et voui, les humains sont des êtres faibles... * * *

 

 

 .oO° Taliesin (Cycle de Pendragon) de Stephen Lawhead °Oo.

 

"Je ne pleurerai plus les disparus, endormis dans leur tombe marine. Leurs voix s'élèvent : "Conte notre histoire, disent-elles. Elle mérite de rester dans les mémoires." Je prends donc la plume..."

Ainsi commence la tragédie de l'Atlantide engloutie, à jamais disparue dans de terribles convulsions. Fuyant le cataclysme, trois navires désemparés emportent le roi Avallach et sa fille vers Ynys Prydein, une île noyée dans les brumes.

Dans ce nouveau monde, où les guerriers celtes luttent pour leur survie dans les derniers soubresauts d'un empire romain agonisant, ils essaient tant bien que mal de refaire leur vie. De la rencontre de ces deux civilisations, et de l'union de la jeune princesse atlante avec le barde Taliesin, naîtra celui que chacun connaît désormais sous le nom de Merlin...

Par Ednaensil
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